Cyclotourisme en Isère

Rien ne sert de courir pour bien pédaler. Le cyclisme requiert en effet un minimum de préparation afin d’éviter quelques pépins, qu’ils soient d’ordre physique ou matériel.
Voici donc dix conseils que nous vous invitons à suivre pour tourner les jambes en toute sécurité sur les routes iséroises.

I. CASQUER
Si vous n’oubliez pas votre tête, vous n’oublierez pas votre casque. La finalité est bien entendu sécuritaire puisque cette coque pourrait bien vous préserver d’une mauvaise chute. Le côté esthétique ne saurait être éludé, le casque étant le point final ponctuant la tenue du cycliste. Le petit plus ? Inscrivez votre groupe sanguin sur l’étiquette.

II. MANGER
Une fois en selle, vous risquez de l’être durant quelques heures. Sous le soleil estival, face aux dénivelés isérois, votre organisme réclamera sa dose de sucre et d’eau afin de compenser l’effort fourni. Remplissez vos gourdes (eau, boisson isotonique…) et pensez à vous alimenter (barres céréales, pâtes de fruits…) pour éviter de prendre un écueil musculaire malvenu.

III. PRÉPARER
Croisez nos infos avec une carte IGN ou Michelin et les itinéraires en ligne sur ces pages. Une boucle peut vite gagner en kilomètres et en dénivelé si vous venez à vous perdre. Vos jambes risquent de ne pas apprécier. Le réflexe utile, pensez à donner votre itinéraire à vos proches.

IV. HABILLER
Non pas qu’il faille se mettre sur son trente-et-un, mais affronter l’Alpe d’Huez en short/t-shirt/tongs n’est pas l’idée du siècle. Analysez bien l’environnement qui vous entoure. Le sud de l’Isère est une région montagneuse, les températures peuvent chuter lors d’une ascension. Pensez à une veste, à un cuissard adapté, aux gants et à des chaussures adéquates (à cales, si possible).

V. GÉRER
Ne vous mettez pas dans le rouge. Vous pouvez penser avoir un Eddy Merckx dans chaque jambe sur une partie du parcours et prendre un coup d’éclat dans la foulée. Le retour s’avèrera alors fort pénible. Respectez le point numéro III et adaptez votre effort et votre parcours à votre condition physique. Il vaut mieux en prendre plein les yeux que d’en avoir plein le dos.

VI. RÉPARER
Pensez au b.a.-ba : un jeu de clés Allen, seul ou en multi-outils, un jeu de démonte-pneus, une chambre à air, des rustines, une pompe ou une bombe anti-crevaison. S’ils vous éviteront de rester en rade au bord de la route, ils ne vous dispenseront pas de vérifier votre matériel avant de partir : pression et état des pneus, câblerie, passage de vitesses, freins, etc.

VII. ADAPTER
Compact, triple, double… optez pour un développement adapté aux zones où les cols sont légion. Nous vous conseillons d’opter pour un triple plateau allant de 52 à 30 dents et d’une cassette allant de 13 à 28 dents. Pensez également à être visible sur le bord des routes, surtout en fin de journée. Un système d’éclairage n’est jamais de trop. Enfin, réglez confortablement votre position (selle/guidon).

VIII. RESPECTER
Contrairement au tour de France, vous n’évoluez pas sur une route fermée. Le Code de la route s’applique à tous les usagers en toutes circonstances. Respectez les autres usagers comme vous souhaiteriez qu’ils vous respectent. Assurez-vous d’être visibles dès la fin du jour et dans les tunnels. Lancer une attaque au beau milieu de la chaussée peut surprendre vos compagnons de route, mais aussi l’automobiliste qui arrive derrière vous ! L’Isère regorge aussi de pistes cyclables, faites-en bon usage.

IX. PERSÉVÉRER
La petite reine n’offre pas sa couronne sur un plateau. Il faut savoir l’apprivoiser et cela prend du temps. Si vous n’êtes pas familier du vélo, votre première sortie peut vous laisser quelques séquelles musculaires. C’est normal. Laissez à votre corps le temps de s’adapter à l’effort et à la position propre au cyclisme. Ne négligez pas l’échauffement et persévérez. Une fois rodé, ce n’est que du plaisir !

X. PROFITER, PROFITER, PROFITER…
L’Isère, pays riche en reliefs et en paysages, déborde de culture et de trésors naturels. Jeunes loups ou vieux briscards de la route, oubliez l’espace de quelques minutes l’expression « tête dans le guidon ». Entre plaines, lacs et montagnes, le cœur des Alpes bat pour vous offrir d’impérissables souvenirs. Mais ne faites pas de photos en roulant ! Arrêtez-vous.